Par le 20 mai 2012 No Comment

L’été de l’âme

Dublin Aunts – No Holding Back by Dublin Aunts

Avec Zhooey (en gris dans le texte) on s’est rendu au musée d’Orsay…
DEGAS ET LE NU au Musée d’Orsay du 13 mars au 1 juillet 2012

… Et ça nous a, je dois le dire, surpris !

De Degas je ne connaissais que les danseuses, qui dans mes souvenirs étaient gracieuses et légères… et là, bah là, l’image de la femme m’a parue plus violente, et beaucoup moins gracieuse aussi du coup…

Pour ma part, je regardais les nus de Degas et je me suis dit qu’il n’y avait pas énormément de variété dans son modèle, toujours le même nu avec un visage caché comme pour généraliser cette chose que l’on possède tous !

Effrayant de réalisme je trouve, avec ces modèles (posant de dos) avec une pose relativement semblable d’une toile à une autre…

Les corps semblent torturés, la nudité parait dure et froide, la femme derrière le corps ne semble plus exister. 

L’un des tableaux où l’image de la femme m’a semblé plus douce, elle se coupe complètement les cheveux…

Je me suis vraiment interrogée sur le rapport que l’artiste devait avoir avec les Femmes, mais en regardant « l’interieur » (dit aussi « le viol ») et l’image que le tableau renvoie ici des Hommes, je me suis dit que c’était plus un rapport avec l’humanité et en l’occurrence la société.

Une société et les mœurs de l’époque : on s’imagine ces filles traînant dans les bordels ou plutôt, excusez moi, dans les hôtels au bord du chemin, qui ne sont reconnaissables que par l’attitude de l’homme présent à leur côté qui, rien qu’à son visage nous en dit long sur ce comportement et ce type de personne !

<a href="http://www.youtube.com/watch?v=emhvrxQzqPU?hl=en" target="_blank"><img src="http://www.zhooey.com/wp-content/plugins/images/play-tub.png" alt="Play" style="border:0px;" /></a> Mark Morrison – Return of the mack (C & J Street Mix)

De l’ironie, mais également du surprenant avec ces servantes qui apportent le café aux bains… invraisemblable je trouve !

Mais pour en revenir à ce corps qui existe à des millions d’exemplaires…

Les femmes seraient-elles toutes les mêmes au final ?

Oui et non, je ne m’aventurais pas sur cette pente savonneuse qui de plus pourrait facilement se présenter pour les hommes…

En revanche, je pense qu’en agissant de la sorte, Degas a essayé de nous montrer qu’en dissociant l’âme du corps, ces femmes gardent une légèreté certaine… comme si « elles étaient heureuses d’avoir rejeté le fardeau de l’âme, et d’être toutes semblables » (Milan Kundera).

De mon côté, je ne suis pas sûre qu’on puisse parler du rejet du « fardeau de l’âme », mais plutôt du poids du « fardeau de l’âme », comme si les corps dans leur nudité subissaient et pliaient sous le poids de leur âme. ..

<a href="http://www.youtube.com/watch?v=_yrBOtjmr5k?hl=en" target="_blank"><img src="http://www.zhooey.com/wp-content/plugins/images/play-tub.png" alt="Play" style="border:0px;" /></a> Au Revoir Simone Shadows

L’expo nous apporte une nouvelle vision de Degas, et vaut vraiment le détour, alors bien que surprenante et justement pour cette surprise, on vous la conseille vraiment…Allez-y !

Reda pour vous servir !!! ! ! ! !  !     !           !

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